celles des jeunes personnes. Il a un plus grand registre extralinguistique qui l’aide à rendre les entrées linguistiques compréhensibles.
D’un autre côté les jeunes enfants ont plus de facilité à surmonter le filtre affectif par rapport aux adolescents. Les personnes avec une bonne attitude et ayant une confiance en elles ont plus de facilité à acquérir une langue étrangère contrairement à celle qui sont moins confiante, comme par exemple les adolescents.

1.2. Les avantages d’un apprentissage précoce
Consciente de l’intérêt de cet enseignement précoce pour le développement de nombreuses compétences, nous avons voulu porter notre réflexion sur ce qu’il en était en matière de communication et en quoi l’ensemble de ces compétences pouvait favoriser la capacité à communiquer en langue étrangère.

1. 2. 1. Développement de l’oreille et de l’appareil phonatoire
Sans écoute il n’y a pas de communication. De nombreux linguistes s’accordent aujourd’hui à dire que l’apprentissage d’une langue étrangère se développe d’autant plus facilement que le contact avec cette langue est précoce.
En effet, comme le souligne Claude Hagège1 dans L’enfant aux deux langues, jusqu’à l’âge de dix ans, les enfants ont l’oreille ouverte à tous les sons. Jusqu’à cet âge, l’enfant possède potentiellement un grand pouvoir d’intégration des sons et des phonèmes de toutes les langues.
Au cours de son développement et en fonction de son milieu, des choix s’opèrent, et au bout d’un certain temps, ces potentialités s’atténuent, puis régressent ; l’enfant ne retenant que les sons qui lui serviront dans sa langue maternelle.
Jean Duverger2 dans son ouvrage, L’enseignement bilingue aujourd’hui, rajoute que ce contact avec de nouveaux sons étrangers à sa langue maternelle, va permettre aux apprenants d’élargir leur palette tout en stimulant et entraînant leur perception auditive.

1. Claude Hagège, loc. cit.
2. Jean Duverger, Jean-Pierre Maillaird, L’enseignement bilingue aujourd’hui, Bibliothèque Richaudeau, Albin Michel, 1996.
Tout comme pour le développement de l’oreille, les capacités d’acquisition phonatoire sont d’autant plus importantes que l’enfant est jeune. L’articulation et la prononciation sont plus malléables.
C’est ainsi que l’on peut éviter, comme le suggère Jean Duverger, la mise en place de ces fameux «accents étrangers» dont il est ensuite si difficile de se défaire.
Mis en contact tôt avec une langue étrangère, l’enfant en percevra et intégrera ses rythmes et intonations favorisant ainsi une meilleure maîtrise de celle-ci.
Par cette formation de l’oreille à des sonorités et des musicalités différentes, l’enfant pourra accéder à une meilleure maîtrise de la langue étrangère et donc une meilleure capacité à communiquer.

1.2.2. Développement de compétences linguistiques
1.2.2.1. Comparaison langue maternelle/ langue étrangère
L’enfant, au cours de l’apprentissage d’une langue vivante, est amené à faire des comparaisons tant du point de vue lexical que du point de vue grammatical avec sa langue maternelle.
En utilisant deux langues, l’enfant développe inévitablement des stratégies d’analyses comparatives, voire contrastives, et ces analyses sont finalement bénéfiques à une connaissance plus fine et plus approfondie des fonctionnements des deux langues en présence.
Cela lui permettra de comprendre qu’une langue est régie par un ensemble de règles qui ne sont pas obligatoirement les mêmes d’une langue à l’autre.

1.2.2.2. Prise de conscience linguistique
Une langue est un système visé à la communication, elle est régie par ses propres règles. Apprendre une langue ne se résume pas seulement à apprendre des mots ; il faut également étudier les règles qui permettent aux mots de s’articuler entre eux dans un but communicatif. L’enfant acquiert aussi une capacité plus grande, à considérer la langue comme un système abstrait.

1.2.3. Développement de compétences cognitives
1.2.3.1. Ecoute et concentration
Toute communication orale suppose une situation d’écoute. En classe, la priorité donnée à la langue orale et à la communication, les supports didactiques couramment utilisés pour l’apprentissage d’une langue, favorisent la focalisation de l’attention, condition nécessaire d’une bonne écoute.
Le fait que l’enfant soit placé dans une situation où au départ il ne comprend pas ce qu’il entend, l’oblige à se concentrer et à écouter attentivement.
L’écoute n’engendre pas la passivité, pour accéder à la compréhension et au sens de ce qu’il entend, l’élève développe une attitude active nécessaire à toute situation de communication.

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1.2.3.2. Mémorisation
La mémorisation est renforcée par le souvenir du plaisir trouvé au moment de la mise en mémoire. L’enseignant mettra ainsi en œuvre des supports et des activités attrayantes, source de plaisir.
Comme l’enseignement d’une langue vivante à l’école primaire se caractérise par la priorité donnée à l’oral, les comptines et chansons, souvent source de plaisir, peuvent être de bons facteurs de développement de la mémorisation. D’autant plus qu’en langue étrangère comme en français, elles ont une structure répétitive simple.
Ces compétences de mémorisation ainsi acquises seront utiles pour répondre au besoin de communiquer de l’enfant.

1.2.4. Socialisation et ouverture culturelle
L’enfant développe des compétences de communication et d’expression orale. Le fait de parler de lui, de partager ses goûts avec des pairs développe une certaine socialisation, une meilleure coopération et une ouverture d’esprit sur autrui.
Au sein la classe, l’apprentissage d’une langue étrangère peut ainsi permettre une meilleure intégration de certains élèves (élèves d’origine étrangère par exemple).
A l’heure de la mondialisation des échanges, la connaissance d’une langue étrangère ouvre la voie à une meilleure compréhension de l’autre et de sa culture, et à une meilleure intelligence du monde qui nous entoure. En apprenant une langue autre que sa langue maternelle, l’enfant va découvrir des traditions, des valeurs et des usages sociaux différents des siens.
En somme, toutes ces compétences permettent à l’élève de développer une bonne compréhension auditive et une expression orale adéquate nécessaires à de véritables situations de communication.
Il semble donc évident que la communication est un enjeu primordial de cet apprentissage. Nous développerons dans la seconde partie en quoi l’approche communicative se distingue des autres méthodes et en quoi elle est plus motivante et donc favorable à un meilleur apprentissage pour l’élève.
Le développement des compétences de communication et d’expression orale est un objectif prioritaire ; le maître doit engager l’élève à oser prendre la parole, il doit «susciter la participation active des élèves et favoriser les interactions».

1. 3.Position de la langue étrangère dans le cadre scolaire
1.3.1. Apprentissage langue maternelle et apprentissage d’un second idiome: quels statuts ?
Une langue se parle avant de s’écrire, ceci concerne en tout premier lieu l’apprentissage de la langue maternelle. Le jeune enfant qui apprend à parler construit sa langue à partir de ce que la langue orale lui fournit comme indices. Il en est de même pour l’apprentissage une langue étrangère : c’est le code oral qui est acquis en premier.
En revanche, leurs statuts sont différents ; la nécessité de maîtriser la langue maternelle relève d’un besoin «vital», l’apprentissage se fait donc de manière naturelle alors que la maîtrise d’une seconde langue est le fruit d’un enseignement systématique et ceci dans le cadre scolaire donc totalement décontextualisé.
L’apprentissage de la langue maternelle est motivé en tant qu’outil de communication, au contraire la langue étrangère n’est pas légitimée par l’environnement extrascolaire. Comment créer un contexte motivant alors qu’elle n’est pas directement nécessaire en tant qu’instrument d’échange?
En effet, nous avons remarqué lors de notre stages que certains élèves considéraient le cours du français comme un «moment récréatif», ils étaient donc relativement dissipés. A la fin de la première séance, qui fut menée par l’intervenante, nous leur avons demandé ce qu’ils attendaient d’un tel apprentissage.
Les réponses de Sarah et Tina sont caractéristiques de la tendance générale : «c’est bien car si je rencontre un enfant français, je pourrai lui parler et peut être qu’on pourra devenir copain» ou «si au collège, on fait un voyage en France, je pourrai demander des choses et comprendre la famille».
Ces élèves sont bien conscients de l’intérêt communicatif de l’apprentissage de la langue, mais nous pensons que pour eux c’est à trop long terme, (les «réelles» communications ne sont pas envisagées dans un futur proche) pour concevoir le français comme une nécessité immédiate et donc comme une discipline à part entière.

1.3.2. Qu’est ce que la communication dans l’apprentissage d’une langue étrangère ?
Comme on a pu le voir précédemment, les instructions officielles mettent l’accent sur la communication : «l’enfant doit être constamment mis en situation de communication», mais

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