concrètement qu’est ce que communiquer ?
Nous considérons ici qu’il s’agit d’entrer en rapport les uns avec les autres, de faire partager, d’échanger des informations, des idées, des opinions ou des sentiments. Quand est-il dans l’apprentissage d’une langue étrangère ?
Lors de séances consacrées à l’apprentissage d’une langue vivante, l’élève doit parler, s’exprimer et apprendre à formuler ce qu’il veut dire. Communiquer, c’est donc être actif ! Et par ce fait l’enfant est acteur de son propre apprentissage.
Denis Girard1, l’auteur D’enseigner les langues: méthodes et pratiques, en affirmant que «la fonction essentielle de cet instrument qu’est la langue est celle de la communication», s’interroge sur «qu’est ce que la vraie communication ?».
1. Denis Girard, Enseigner les langues : méthodes et pratiques, pédagogie des langues, Bordas, 1995.
Cette question m’a fait prendre conscience de la création de situations artificielles n’ayant que peu d’intérêt et ne suscitant aucune motivation ni aucun plaisir de la part de l’élève.
Une des difficultés constatée que pose l’enseignement d’une langue étrangère à l’école primaire est de permettre aux enfants de fixer les apprentissages en les mettant en situation de communication authentique.
Dans une situation de communication authentique, il ne s’agit pas de faire semblant. Je pose une question dont j’ai réellement besoin de la réponse dans le contexte où je me trouve. Il s’agit donc de poser des questions, d’échanger des idées pour obtenir une information que l’on ne connaît pas (information gap dans l’apprentissage de la langue anglaise).
Autrement dit la situation doit être fonctionnelle, justifier les échanges, les rendant même nécessaires. Pour avoir envie de communiquer, il faut avoir une bonne raison. Dans un tel contexte, les outils et documents sont eux-mêmes qualifiés d’authentiques (articles de journaux, photographies, schémas, dessins…). Ils n’ont pas été conçus dans un objectif purement pédagogique et didactique.

1.3.3 Rôle de l’enseignant
Notre mission sera de proposer aux élèves tous les moyens possibles de susciter leur intérêt d’apprendre un nouveau code. Nous devrons essayer de créer de véritables situations de communication qui engendreront le besoin de s’exprimer, de se faire comprendre, de répondre à des questions ou d’en poser.
Il existe dans l’espace circonscrit de la classe deux types de schémas interactifs :
– Les interactions maître/ élèves: le maître pose les questions, les élèves répondent et exécutent (simultanément ou non) les consignes.
– Les interactions élèves/ élèves: en binômes ou petits groupes, ces interactions permettent de renforcer les apprentissages en augmentant le temps de parole de chaque élève.
Ce type d’interaction est favorisé dans l’approche communicative alors que dans les méthodes d’apprentissage d’une langue, dites traditionnelles, la place du maître y est centrale : il constitue un modèle linguistique à «imiter».
Dans toute approche, l’enseignant reste la référence linguistique, celui qui corrige avec modération et évalue des performances à un moment ou un autre. Il définit, organise le contenu de ses séances, il instaure un climat de travail et reste à l’écoute des élèves même lors des activités autonomes de communication.

1.3.4. Place de la grammaire
On peut travailler les fonctions langagières dans toutes activités. Mais comme j’ai pu le constater lors de mes stages et observations de séances, il faut éviter l’étude des structures grammaticales au travers de situations artificielles.
Par exemple, il est inutile et inefficace de poser des questions du type «comment tu t’appelles? Quel age as-tu?», alors que tout le monde connaît la réponse.
L’apprentissage des règles linguistiques n’est donc pas une fin en soi, mais les règles de fonctionnement d’une langue doivent être au service de la communication.
Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que la priorité est donnée désormais à l’acquisition d’une compétence de communication, où les normes se distinguent de l’acquisition du seul système grammatical.
C’est à dire, que l’enseignement des notions linguistiques et grammaticales doit se faire de façon implicite : l’enfant manipulant et communicant en langue étrangère prendra lui-même conscience de certaines règles de fonctionnement de la langue.
En aucun cas l’apprentissage d’une langue ne doit se résumer à l’acquisition mécanique de vocabulaire, de mots sous forme d’exercices structuraux purement formels qui dénaturent le sens de cet apprentissage.
Mais certaines notions se doivent d’être apportées par l’enseignant, dans ce cas, se sont les besoins des élèves lors de leur apprentissage qui déterminent quelles notions et quels contenus linguistiques aborder.
En effet, il ne suffit pas de connaître le système linguistique pour savoir «parler» et communiquer mais il faut savoir s’en servir en fonction du contexte social.
Privilégier l’approche communicative a pour but de faire acquérir une compétence communicationnelle mais aussi des savoirs phonétiques, lexicaux ainsi que grammaticaux permettant de coder une information pour la transformer en un message dans un contexte donné.
Concevoir le langage comme un outil de communication autorise un certain découpage connu sous le nom d’approche notionnelle/fonctionnelle. On considère ici la notion comme l’objet du discours (de quoi on parle) et la fonction comme le but, l’objectif de l’énoncé. L’enfant va adapter son énoncé linguistique à la situation de communication et à son interlocuteur.

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1.3.5. Quelle progression mettre en place ?
La progression dans une approche communicative est différente de celle des autres méthodes dans le sens qu’elle n’est pas envisagée de manière linéaire mais sur la base d’un découpage linguistique qui détermine les étapes successives.
Il s’agit d’une progression en spirale caractérisée par la reprise systématique des contenus linguistiques enrichie progressivement lors de situations diversifiées d’apprentissage et de communication.
Et ceci en fonction des besoins des élèves. Il en va donc de définir quelle est l’urgence communicative ? C’est à dire, quelles notions ou fonctions sont prioritaires.

Ainsi comme le stipulent les nouveaux programmes, la programmation des activités se fait sur la base des compétences de communication à acquérir en fin de cycle.
Un enfant qui s’exprime, même modestement, dans une autre langue que la sienne, et qui y prend plaisir, développe un comportement actif vis-à-vis du langage. Il pourra par l’acquisition de cette attitude renforcer ses capacités à s’exprimer dans toutes autres disciplines.

1.3.6. Comment favoriser la prise de parole ?
Les situations doivent être variées et motivantes (comme dans toute autre discipline, la motivation est un puissant facteur de réussite !). L’élève sera amené à parler de lui, de ses goûts, de ses sentiments, à communiquer avec les autres, à les questionner.
L’enfant est sollicité en permanence. Compte tenu que la prise de parole doit se faire dans un contexte motivant, l’enseignant favorisera les approches ludiques qui procurent à l’enfant l’envie de participer.
1.3.6.1. Les activités ludiques
Les jeux, source de plaisir, «débloquent» souvent les enfants quand il s’agit de prendre la parole dans une langue que l’on ne maîtrise pas très bien.
En effet, il n’a pas été difficile de remarquer que certains élèves relativement inhibés, qui n’osaient pas prendre la parole devant toute la classe. Mais, ils s’investissaient pleinement quand il s’agissait de jouer en pair work.
1.3.6.2. Les jeux de communication
Pour jouer il faut communiquer, c’est ainsi qu’on peut distinguer deux types de jeux : les jeux codés et les jeux de communication. Dans une perspective communicative c’est ces derniers qui m’intéressaient. Je les ai mis en place lors de mes séances que je détaillerai plus loin.
Alors que les jeux codés (ex : bingo) ont pour objet de faire travailler les éléments de la langue, les jeux de communication se préoccupent moins de la justesse d’expression que de la prise de parole et de la communication à proprement parler.
C’est à dire qu’un enfant dispose des informations nécessaires à un autre enfant pour accomplir une tâche comme par exemple faire un dessin, compléter une grille…
Les enfants doivent aussi bien être capables de poser des questions que d’y répondre. Les niveaux de difficulté de ces jeux sont tout de même plus élevés que celui des jeux codés.
Mais ces jeux de communication consistent avant tout à mettre en situation les structures linguistiques abordées lors de la séance. Ainsi les énoncés produits par les élèves sont relativement guidés par le contexte et par l’enjeu de l’activité.
1.3.6.3. Jeux de devinettes
Ils permettent une pratique authentique de la langue en offrant aux élèves une raison logique de répéter certaines phrases.
– Interviews et sondages:
Les élèves s’interrogent mutuellement au sein même de la classe (mais il peut aussi s’agir d’une personne externe et anglophone, voire d’un personnage fictif). Ces activités permettent aux élèves d’échanger de véritables

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