au collège et au lycée.

Durant sa scolarité, l’élève apprend une nouvelle langue et de nouvelles compétences pour participer à des conversations en français. Le professeur doit apprendre à l’élève de nouvelles règles phonologiques, syntaxiques, morphologiques et pragmatiques.
Quand nous disons « de nouvelles règles », cela signifie que l’élève est assez âgé pour être en mesure de communiquer dans sa langue maternelle. Il doit alors réapprendre de nouvelles bases et de nouvelles règles souvent différentes de la sienne.
En Iran, l’enseignement scolaire d’une langue étrangère est organisé de sorte que non seulement les compétences orales sont au centre de l’enseignement, mais aussi les compétences écrites, de compte et d’outils numériques sont également des objectifs et des compétences requises en cours de langue étrangère (le programme de langues vivantes étrangères).
Toutes les compétences linguistiques sont étroitement liées (le programme de langues vivantes étrangères).
Ici, l’attention est portée sur les compétences communicatives, donc les théories de l’acquisition du langage et le développement linguistique de l’adolescent sont importants.
Selon Krashen, ”l’enfant, l’élève, l’adolescent et l’adulte ont toujours la possibilité d’acquérir une nouvelle langue”1.

1. Stephen D. Krashen, Tracy D. Terrell, loc. cit.
Si nous observons les enfants à un jeune âge ou dès la naissance, nous pouvons essentiellement observer qu’il y a une forme de communication qui se produit entre un enfant et un autre individu. Tout individu a un besoin de communiquer :
Le point commun de toutes les langues du monde, c’est qu’elles sont avant tout conçues comme un moyen de communication entre être humain.

3.3. Analyse des méthodes de FLE:
3.3.1. Techniques et utilité – Exemples de Campus11 et Taxi12
Qui de la méthode ou de l’enseignant indique la marche à suivre dans la classe ? Il est vrai que si la méthode est le fil conducteur d’un cours, le professeur reste libre d’adapter sa progression à son public, de compléter ou de réorganiser les enseignements proposés par le manuel.
En effet chaque classe reste un cas unique et il est difficile de trouver une méthode parfaite. Il est alors nécessaire de bien connaître son
manuel et d’en définir les points faibles et les points forts, afin de mieux l’enrichir avec des activités adéquates, proposant ainsi un enseignement à la fois de qualité et adapté à son public.

1. Jacky Girardet et Jacques Pécheur, Campus 1, CLE International, Paris, juillet 2002.
2. Guy Capelle et Robert Menand, Taxi 1, Hachette FLE, Paris, 2003.

Mais comment choisir une bonne méthode? Les manuels parus en France sont-ils adaptés à n’importe quel public? Telles sont les questions majeures pour tout enseignant de FLE qui se trouve confronté au choix du matériel pédagogique.
Nous essayerons ici de présenter les critères pertinents nécessaires à l’analyse d’une méthode et de les appliquer par la suite à deux des dernières parutions françaises, à savoir Campus1 et Taxi 1.
Pertinence, transparence, fiabilité, efficacité, attractivité, souplesse et participation nous semblent être les mots-clés pour qu’une méthode soit une réussite. La centration sur l’apprenant est donc la base de l’apprentissage.
Il est en effet très important qu’il se sente concerné par les sujets de conversation abordés. Le manuel doit lui donner la possibilité de s’exprimer sur ses goûts, ses centres d’intérêt et l’encourager à s’impliquer dans les activités pendant le cours.
La méthode doit être à la fois facile d’utilisation, lui donnant ainsi des points de repères, et variée ; cela le stimule et empêche l’ennui. Il est primordial que les objectifs d’apprentissage de la leçon et sa présentation soient clairs et structurés, ce qui permet aux apprenants une progression logique et consciente, les menant ainsi à une réutilisation de leurs acquis linguistiques.
La motivation de l’apprenant est d’autant plus stimulée si on lui soumet des documents authentiques et si on lui propose des activités permettant l’acquisition non seulement d’un savoir linguistique, mais aussi d’un savoir-faire, aspects complémentaires dans l’apprentissage d’une langue étrangère.
Il est également fondamental que le langage utilisé dans la méthode soit fidèle à la réalité française et le plus naturel possible.
Aux critères cités ci-dessus se rajoutent ceux de socialisation et
d’intégration tout aussi importants. Afin que l’apprenant comprenne et acquiert le savoir linguistique objectif de la leçon, le manuel doit proposer des activités de mémorisation structurées, de complétion et de simulation.
Cependant, il est également nécessaire de développer chez celui-ci une certaine autonomie d’apprentissage par le biais d’activités libres ou semi-libres, ou à partir d’une image ou d’une phrase.
Cette capacité d’apprentissage en autonomie est également développée lors d’un travail individuel qui mène l’apprenant à une réflexion sur son apprentissage. Nombreuses devraient être les activités de création et production qui, à notre avis, sont de très bons moyens pour favoriser l’apprentissage.
Le critère de socialisation permet à l’apprenant d’avoir un échange interculturel avec les autres étudiants et avec le professeur.
La méthode favorise cette socialisation grâce aux documents centrés sur la culture française et sur la France.
Nous avons essayé d’analyser deux des dernières parutions françaises en nous basant sur ces critères d’évaluation du matériel pédagogique (Campus 1 et Taxi 1).
Nous tenons à préciser que seulement une de ces deux méthodes (Campus 1) a été testée en cours et que les jugements portés n’ont rien de définitif.
Campus 1, comme toutes les méthodes éditées en France répond aux impératifs fixés par le cadre commun de référence élaboré par le Conseil de l’Europe, et après le niveau 1 l’étudiant est capable de passer l’unité A1 du DELF.
La méthode comprend un livre de l’élève, un cahier d’exercices, une vidéo et quatre cassettes audio. Le manuel est découpé en douze unités de six doubles pages.
Chaque double page possède un objectif et chaque unité un thème socioculturel (ex : le cadre de vie des Français).
Le rythme de la progression prévu de deux heures par double page est apparu comme tout a fait inadapté à l’apprenant iranien, car les contenus à assimiler sont trop nombreux pour être traités en une séance.
Après une phase d’observation guidée, les apprenants vont procéder à des exercices de conceptualisation et d’automatisation pour assimiler les nouveaux points de grammaire avant de les reproduire en contexte et d’utiliser les nouveaux actes de paroles à l’oral ou à l’écrit.
Un tableau présente sous forme d’exemples très clairs, la grammaire et les actes de parole, offrant ainsi un point de repère aux apprenants. On trouve aussi des exercices d’écoute avec la transcription en annexe et des exercices de prononciation, qui se veulent en même temps des exercices structuraux pour aider la mémorisation.

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Nombreux sont les documents authentiques et les activités de production orale semi-libres. Les références culturelles et les situations stéréotypées sont également très présentes.
Le point de départ de chaque leçon est un support écrit ou oral sous forme de dialogue, test de personnalité, interview ou lecture. Tous les dialogues du manuel sont également enregistrés sur la vidéo permettant ainsi une approche plus agréable.
Le débit de conversation est bien calibré. L’approche est alors
très variée et les tests de personnalité favorisent la communication. Les progressions lexicale et grammaticale qui sont organisées en fonction de thèmes précis apparaissent comme très bien structurées.
Taxi 1, comme Campus 1, a comme objectif l’unité A1 du DELF. La structure du manuel aussi est similaire, neuf unités de quatre leçons d’une double page regroupées autour d’un thème socioculturel.
Le matériel pédagogique inclut un livre de l’élève, un cahier d’exercices, deux CD et un CD à usage personnel. Taxi1 aussi prévoit une progression de deux heures par double page, mais dans ce cas aussi, et pour la même raison, ce rythme nous paraît totalement inadapté au public iranien.
Le point de départ de chaque leçon est un support oral et transcrit, très souvent un dialogue, au cours duquel l’apprenant découvre la grammaire et avec l’aide du professeur doit en déduire la règle.

Ensuite il passe à des activités de fixation à l’oral ou à l’écrit pour finir avec une partie de compréhension et de production guidée ou libre (ex : jeu de rôle).
Des exercices de prononciation sont également présents visant surtout les difficultés phonétiques du français (ex : les liaisons interdites).
Chaque double page présente un mémo grammatical de ce qui est étudié dans la leçon mais ne comporte aucune explication, cela empêche peut-être l’ét

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