une interaction sociale importante pour qu’un individu arrive à acquérir une langue.
Dans ce cas pouvons-nous l’appliquer dans un cadre scolaire ou dans des cours de langue étrangère ? Pourquoi ne pas seulement abandonner l’enseignement de la grammaire si l’individu peut acquérir une langue sans un enseignement explicite?

1.1.2. L’acquisition d’une langue étrangère
Tout individu peut acquérir une seconde langue vivante seulement s’il le désire, mais surtout s’il en a la nécessité. S’il a la chance de pouvoir utiliser celle-ci dans des situations de conversation, l’individu peut alors acquérir une nouvelle langue.
L’apprenant peut développer de nouvelles compétences dans une langue étrangère de deux façons différentes : soit il acquiert la langue en l’utilisant dans une situation de conversation naturelle, ou soit il l’apprend.
L’apprentissage d’une langue consiste à connaître les règles de grammaire. Plus important encore, l’individu doit connaître les règles linguistiques de la langue.
Sauf que, l’individu est préoccupé par le sujet de la conversation et le message qu’il veut communiquer. L’acquisition d’une langue prend place quand les personnes comprennent le message.
L’enseignement de la grammaire en langue étrangère est basé sur des approches qui insistent sur l’apprentissage conscient des règles et la correction des erreurs. Il est de même que l’enseignement des langues aide beaucoup à les expliquer. Quand l’individu apprend les règles et arrive à corriger ses erreurs, il produit plus facilement les formes correctes de la langue.
La distinction entre l’apprentissage et l’acquisition est importante pour comprendre la différence entre un savoir explicite et un savoir implicite. L’apprentissage est un procédé qui peut aider à l’acquisition.
Les enfants en phase d’apprentissage linguistique comprenant les entrées linguistiques simplifiées acquièrent plus rapidement de nouvelles entrées linguistiques. La source de ces entrées vient d’une parole de gardien-caretaker speech. Le gardien est en général un adulte.

Cette parole de gardien a trois caractéristiques. Lorsqu’un adulte veut parler à un enfant, il veut se faire comprendre. Il change alors sa façon de parler pour pouvoir communiquer de manière simple. Ce n’est pas pour apprendre à l’enfant sa langue maternelle, mais bel et bien pour se faire comprendre.
Par contradiction, la parole employée entre adultes est un peu plus complexe. Elle prend également place entre l’adulte et l’enfant au fur et mesure de sa croissance. L’adulte parle du ici et du maintenant avec l’enfant et utilise à la fois un support extralinguistique et un contexte.
Ces derniers permettent de communiquer avec l’enfant quand le vocabulaire et le discours deviennent trop compliqués. Durant le développement intellectuel de l’enfant, le discours gagne en ampleur sur l’axe temporel.
Une parole qui est similaire à la parole de gardien est le discours de l’étranger. Ce discours est employé par un locuteur envers un destinataire ayant une faible maîtrise voire aucune de la langue. Le locuteur parle alors plus lentement que d’habitude, répète fréquemment et utilise des questions fermées, réponse par oui ou par non uniquement.
Un troisième discours similaire est à retenir. Il s’agit là de la parole du professeur. Cette parole est un discours en langue étrangère dans le cadre scolaire. Elle est utilisée pour donner des instructions et explications aux élèves. Elle a, entre autres, un filet d’entrées linguistiques très grand et elle est employée pour communiquer avec les élèves.

D’après Krashen, ”la parole du professeur est la méthode qui a les meilleures entrées linguistiques pour une acquisition de la langue étrangère. En effet le professeur ne donne pas seulement une leçon de langue étrangère, mais un registre d’entrées linguistiques important. ”1
En classe de langue étrangère, les cours sont souvent basés sur une approche par l’apprentissage de la grammaire où les entrées linguistiques sont affinées dans le but d’atteindre un enseignement précis (dans le contenu).
La parole du professeur est une méthode où les entrées linguistiques ne sont pas centrées sur un apprentissage spécifique. Elle a plus de valeur. Quand le professeur s’adresse à la classe il n’enseigne pas seulement la langue, mais il donne aussi un filet d’entrées linguistiques importantes que l’élève peut comprendre.

1.1.3. Des freins à l’acquisition d’une langue étrangère
Un grand nombre de facteurs sont connus pour influencer ou déranger l’acquisition d’une langue étrangère. Dans les prochains paragraphes nous aurons l’occasion de définir, pour chacun d’entre eux, leurs inconvénients et points positifs.

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1.Krashen, Stephen D. & Terrell, Tracy D., ”The Natural Approach : Language Acquisition in the Classroom”, Longman, London, Pearson Education, , 1995, p. 55.

Dans la plupart des cas, l’individu en phase d’apprentissage d’une seconde langue est influencé par son milieu social et ses connaissances de la langue maternelle.

1.1.3.1. Le rôle de la langue maternelle dans l’acquisition d’une langue étrangère:
La langue maternelle (L1) peut être un outil efficace pour faire avancer l’acquisition d’une langue étrangère (L2). L’individu peut s’appuyer sur ses compétences maternelles pour pouvoir formuler une production.
L’individu applique les règles de grammaire de la langue maternelle à la langue secondaire s’il ne les a pas encore apprises. Il y a des chances pour que la règle s’applique dans les deux langues, mais dans le cas contraire, elle crée une erreur.
Les avantages ne sont que de courte durée. L’emploi des règles de la L1 dans la L2 peut faire avancer l’individu dans son acquisition quand la règle de la L1 est similaire à celle de la L2. Même si la règle n’est pas identique, il est possible de dire que l’individu avance dans son acquisition dans le cas où il s’est fait comprendre.
En utilisant les règles de la L1, une production prématurée de la L2 aide l’individu à participer dans une conversation. Il sera plus en contact avec des entrées linguistiques compréhensibles, donc l’individu peut acquérir plus de compétence dans la langue secondaire.
Les désavantages sont à long terme. Dans le cas où les règles de grammaire ne se ressemblent pas, l’enseignant peut signaler les erreurs et l’individu peut alors les réparer. Il doit donc être constamment vigilant.
Cela ne pousse pas à une acquisition de la langue secondaire, car selon la théorie de l’approche naturelle, l’acquisition se produit seulement avec des entrées linguistiques compréhensibles. L’effet d’interférence se produit quand l’individu doit parler avant d’avoir un temps de réflexion. Une production prématurée peut être utile si l’individu se trouve dans un pays où la langue secondaire est parlée pour communiqué sur le moment.
Dans les cours de la L2, il est possible d’attendre que l’individu construise ses compétences avec une aide d’entrées linguistiques acquises. L’effet d’interférence peut alors être évité.

1.1.3.2. Les phrases types
Un autre facteur peut pousser à une production prématurée. Il s’agit des phrases types qui sont apprises par cœur. Ces phrases types sont des phrases en langue étrangère, dans notre cas en français, déjà terminées, apprises et mémorisées par l’individu.
Les phrases types, sont des phrases complètes comme : «Parlez-vous français?», «Comment tu t’appelles ?», ou des phrases à trous comme par exemple : «Je m’appelle…». Elles sont employées par l’individu sans compréhension des règles de grammaire.
D’après Krashen, ”ces phrases types ne sont pas des acquisitions correctes et ne se transforment pas en connaissances sauf si elles servent comme entrées linguistiques compréhensibles. Il est donc possible, par ce genre de production prématurée, d’inviter des entrées linguistiques compréhensibles améliorant l’acquisition de la langue étrangère”1.
Les phrases à trous ont un problème. Elles instaurent un niveau de dialogue assez élevé, caractérisé par des réponses complètes. Elles peuvent également causer des problèmes à l’individu qui reçoit alors un filet d’entrées linguistiques incompréhensibles. Leur progression dans la langue étrangère peut être fortement compromise.

1.1.3.3. L’âge
La différence d’âge est une autre variable qui peut influencer l’acquisition d’une langue étrangère. En général on dit qu’au plus on est jeune au moins il y a de difficultés pour apprendre une nouvelle langue.
D’après Krashen, ”ce n’est pas nécessairement vrai. Sur un long terme, l’individu qui commence à un jeune âge – avant les 15 ans – en langue étrangère a des chances d’atteindre un niveau maternel”2.

1. Ibid. p. 38.
2. Ibid, p. 45.

Sur un court terme, l’individu qui commence vers l’adolescence atteint plus rapidement un niveau élevé. A cet âge, l’individu peut acquérir plus rapidement une langue. Il a des chances de comprendre plusieurs entrées linguistiques.
La personne est, en outre, apte à diriger une conversation en langue étrangère en sa faveur pour pouvoir contrôler les entrées linguistiques et les rendre compréhensibles. A partir d’un âge adulte la période de silence peut être plus facile à surmonter.
L’individu plus âgé a aussi une connaissance générale supérieure à

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